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Deuxième semestre 2026 : vers un marché immobilier plus stratégique au Québec

Par l’équipe REALTA | Données APCIQ – 2ème trimestre 2026

Depuis le début de 2026, le marché immobilier québécois donne des signes clairs de transition. Il ne s’agit pas d’un retournement brutal, mais d’un changement de rythme. Les acheteurs sont plus prudents, les vendeurs plus nombreux à envisager une mise en marché, et les conditions de financement recommencent à peser davantage dans les décisions.

Un marché qui ralentit sans basculer

Selon les données APCIQ pour les quatre premiers mois de 2026, les intentions de vendre sont en hausse de 9 % sur un an, l’inventaire progresse de 4 %, tandis que les ventes reculent de 4 %. Ce trio d’indicateurs est important : plus d’offres, moins de transactions et davantage de prudence. Autrement dit, le marché respire un peu plus, sans pour autant basculer clairement du côté des acheteurs.

L’APCIQ constatait déjà au premier trimestre 2026 un recul des ventes résidentielles au Québec, avec 23 354 transactions, soit 2 % de moins qu’à la même période en 2025. L’Association parlait alors d’une phase de stabilisation où la pression demeure présente, mais où la suite dépendra surtout des taux d’intérêt et de la confiance des ménages.

Le financement redevient un facteur clé

Le facteur à surveiller de près est le financement. Les taux fixes hypothécaires suivent le marché obligataire. Or, le rendement des obligations canadiennes de référence à 5 ans se situait à 3,20 % le 22 mai 2026, selon la Banque du Canada. Cette remontée des rendements se refléter déjà dans les taux fixes offerts aux emprunteurs.

À cela s’ajoute un marché du travail moins porteur. Desjardins indiquait que le Québec avait perdu 87 000 emplois au cours des quatre premiers mois de 2026, avec un taux de chômage à 6,2 % en avril. Ce type de ralentissement influence directement la confiance des ménages, donc leur volonté d’acheter, de vendre ou de surenchérir.

Des vendeurs qui devront ajuster leur stratégie

Pour les vendeurs, la deuxième moitié de 2026 demandera plus de rigueur. Les propriétés bien préparées, bien positionnées et bien évaluées continueront d’attirer l’attention. Mais les prix trop ambitieux risquent de rester plus longtemps sur le marché.

La stratégie de mise en marché devra donc être plus fine : comprendre le segment, mesurer la concurrence réelle et ajuster rapidement si la réponse du marché n’est pas au rendez-vous.

Plus d’opportunités, mais aussi plus de discipline pour les acheteurs

Pour les acheteurs, la période pourrait offrir un peu plus de marge de manœuvre, surtout dans les segments où l’inventaire augmente. Mais il ne faut pas confondre ralentissement et marché facile.

Les bonnes propriétés, bien situées et bien entretenues, demeurent recherchées. L’enjeu sera de bien calculer sa capacité financière, de faire valider son taux et d’agir avec discipline plutôt qu’avec émotion.

Un marché d’analyse plutôt qu’un marché d’euphorie

La deuxième moitié de 2026 ne sera donc ni un marché de panique ni un marché d’euphorie. Ce sera un marché d’analyse. Les décisions gagnantes seront celles prises avec des données solides, une lecture locale du marché et un accompagnement professionnel.

Chez REALTA, nous croyons que ce type de marché favorise les gens bien préparés. Pour vendre, acheter ou simplement évaluer vos options, le bon réflexe n’est pas d’attendre que le marché devienne parfait. C’est de comprendre le marché tel qu’il est, et de bâtir la bonne stratégie autour de votre réalité.

Vous avez des questions ?

Vous avez des questions sur la valeur de votre propriété, votre capacité d’achat ou la meilleure stratégie pour les prochains mois? Nos courtiers REALTA sont là pour vous accompagner, répondre à vos questions et élaborer un plan adapté à votre situation.

 

N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de votre projet immobilier et mieux comprendre les opportunités et défis du marché actuel.